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Compte-rendu des Jeudi de la sécurité « ? »



Cette « table-ronde des acteurs de la sécurité » eu lieu au MEDEF, à Paris, le 27 février 2020, une soixantaine de personnes y ont assisté. Les « grands événements » évoqués dans le titre visaient la coupe du monde de Rugby en France en 2023 et SURTOUT les JO et para JO de 2024. Cette soirée a été introduit par un fonctionnaire (Gilles FURIGO, Coordonnateur national adjoint pour la sécurité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024) Et s’est cloturée par un autre  (Nathanaël BRUSCHI, Conseiller en charge de l'héritage et de la mobilisation des territoires auprès de M. Jean CASTEX, Délégué Interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques 2024)
Entre les deux, il y a eu deux table-rondes, avec : absolument que des hommes, et en grande majorité des industriels et sinon un parlementaire (Jean-Michel MIS) et deux autres fonctionnaires (l’un chargé de la sécurité pour rugby 2023 et l’autre responsable sécurité pour JO 2024).
La soirée était organisée par S&D Mag (sécurité et défense magazine) avec Milipol. 


L’impression globale : bon on le sait, mais connivence entre toutes ces personnes, elles font parties du même monde, avec les mêmes éléments de langage, chacun se jaugeant, cherchant à se démarquer et se congratulant car ils ont une « convergence d’intérêts » selon leurs propres mots. Tout cela était une sorte de démonstration pour montrer aux fonctionnaires que les industriels étaient cool, avaient bien compris leur « temporalité » et « préoccupations » (ie. les comités organisateurs vont faire des appels d’offres et les industriels ici veulent le marché) et pour faire passer un message aux législateurs « bougez vous ». Sur les murs était marqué « agir ensemble pour une croissance responsable ». Une grande majorité d’hommes blancs entre 30 et 60 ans dans la salle, intervenants exclusivement masculin, même la présentatrice/intervieweuse l’a noté. +

Sur la Menace : Il y avait une référence constante à la Menace. Et le fait que celle-ci serait sûrement différente en 2024 mais déjà, on parle des « extrémistes » ou des « radicaux » et des « mouvements sociaux » et même de la « menace sociétale qui peut réagir de manière violente 1». Claude Tarlet, en parlant de la sécurité privé et des besoins en RH -le chiffre de 20 000 personnes a été évoquée – : il faut faire attention, on ne peut pas le faire au dernier moment, sinon risque d’infiltration de la part d’individus extrémistes ou radicaux.
Ils ont aussi bcp parlé de l'acceptabilité » et de sa nécessité par la population, afin d’accepter les « innovations » proposées. MIS a même fait la comparaison, pour parler de la reconnaissance faciale (RF) ou de l’identification biométrique, du déverrouillage du téléphone. Sous-entendu, on le fait déjà, il faut maintenant aussi que cela soit le cas dans d’autres domaines. Il a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas de « rupture avec la population » mais qu’il fallait « faire confiance aux entreprises citoyennes ». Autre point important, les industriels ont bcp fait d’allusions au besoin d’encadrement législatif. JM Mis s’est voulu très rassurant, notamment pour les JO : un livre blanc est en cours de rédaction (il s’en occupe avec l’ancien directeur du RAID, Jean-Michel Fauvergue), prêt début avril assure-t-il, afin de correspondre à la temporalité des industriels. Il affirme aussi que des projets et propositions de lois ont déjà été rédigées et sont prêtes à être proposée (en avril aussi), afin qu’il y ait une meilleure « coproduction de la sécurité » entre les gendarmes, les policiers, les policiers municipaux (qui parfois seraient mieux équipés que les deux premiers) et la sécurité privée. Et aussi la loi des 3D par Jacqueline GOURREAU, pour étendre et autonomiser au niveau local la possibilité d’expérimentation.
Mis a insisté, qu’au niveau juridique, il pouvait se passer deux choses :
- soit une loi d’exception serait votée en matière de sécurité, uniquement pour les JO donc.
- soit un cadre général serait défini, dès la fin de l’année 2020. Il a bcp de respect pour le travail de la CNIL mais on doit aller bcp plus vite, on ne peut pas faire que des expérimentations, la technologie est déjà là.  A propos des JO : « c’est un laboratoire et un accélérateur d’opportunité, même un laboratoire d’innovation » et permettra de moderniser la France « Le rôle de l’État c’est d’accompagner les entreprises ».

Sur l’héritage : élément de langage, en lien avec « l’acceptabilité » des JO par la population. Apprennent de leur erreurs, se convainc que les infrastructures seront « durables » et très peu d’infrastructures « éphémères ». En gros, ils savent qu’une bonne partie de la population n’a pas envie d’accueillir les JO, donc ils préparent des contre-arguments, dont cette histoire « d’héritage », qui laisserait une marque dans l’esprit des français + le fait que les investissements prévus pour les JO serviront dans le futur : que ce soit le village des athlètes à St Ouen qui sera transformé en logements sociaux, ou bien les investissements en matière de sécurité qui pourront et devront être appliqués et généralisés à la police et la gendarmerie. Les JO sont une formidable opportunité pour les industriels, c’est un « accélérateur » afin que la France « rentre dans la modernité », le mec d’Atos parle même de « l’équipe de France de l’industrie » pour désigner les personnes présentes dans la salle.

Sur l’expérimentation : Importance de l’expérimentation ok mais mtn les industriels en ont marre, ils veulent pouvoir utiliser les technologies développées.

Sur les appels d’offre : pour le rugby, présence de Olivier Gourgue ou Mourgue, ancien directeur de la BAC nord de Paris, amateur de rugby, affirme que la coupe du monde de rugby n’est pas un test pour les JO. Les appels d’offre seront lancés en 2021 en ce qui concerne la sécu privée et les technologies (concernant celles-ci, il précise qu’il cherche surtout de la cybersécurité, de la lutte drone et anti-drone ainsi qu’une amélioration des flux pour les 9 stades – palpation plus rapide?). Il va expérimenter différentes technologies avant de choisir lors du XV de France à l’automne.
Pour les JO, aujourd’hui, ils font de l’observation des technologies, ils passeront en phase d’expérimentation en 2022 et 2023 car les technologies auront sûrement évoluées d’ici-là.
Le mec d’Atos a dit qu’ils feraient des expérimentations en 2020 lors de Rolland Garros et au stade Vélodrome.

Sur les fleurons français : Itrust et Egerie ont bcp insisté sur le fait qu’il fallait privilégier les entreprises françaises, lors des appels d’offre, car bcp de concurrence américaine, chinoise, israélienne etc. 

Sur la Cybersécurité et les nouvelles techno : Itrust et Egerie notamment, en ont bcp parlé car lors des JO d’hiver de Corée y a pas longtemps, il y aurait eu 400 attaques de hackers à la seconde. Seulement 1/10 serait une menace sérieuse mais ça fait bcp. Peur que des hackers s’en prennent aux tickets, qui sont mtn quasi que électronique ou alors qu’ils prennent le contrôle de l’affichage. Notamment le boum du renseignement numérique aussi, qu’il faut exploiter, en amont des JO. Les drones aussi, domaine qui explose, que ce soit pour les FDO ou de la lutte anti-drone (ont peur qu’un « essaim » de drone s’envole en même temps et verse des substances dangereuse, donc volonté d’être capable de les détecter). Ont un peu parlé de la RF qui « suscite débat » parmi la population. Mais rassure, il n’y a pas que la RF, il existe d’autres façons de faire de l’identification biométrique et aussi, il y a plein de manière de détecter des comportements anormaux.

Sur la nécessité d’interopérabilité : gros discours sur le fait que les technologies doivent être interopérables et qu’il faut entraîner les agents à les utiliser le plus tôt possible.

1Claude  Tarlet FFSP